Jeudi 27 mars 2008

 

Alors que les doctes spécialistes qui nous promettaient il y peu une <<mondialisation heureuse>> nous annoncent aujourd'hui l'imminence d'une crise aussi grave, et peut-être même pire que celle des années trente, les gauches, y compris les mouvements se réclamant du communisme, et les altermondialistes continuent leur bavardage désordonné sur tous les sujets. Le rique est grand, y compris dans la construction d'un nouveau parti anti-capitaliste, de persister dans la voie de l'inefficacité qui est, finalement, la caractéristique essentielle de notre action politique depuis au moins un quart de siècle.


Les capitalistes, eux, ne craignent pas de recourir aux méthodes les plus audacieuses et radicales, quitte à jeter aux orties les principes du libéralisme.


Depuis l'été 2007, les institutions publiques que sont les banques centrales, et notamment la Banque Centrale Européenne, ont injecté des centaines de milliards de dollars dans le circuit bancaire afin de le sauver de l'effondrement total, et ont ainsi favorisé le développement d'une inflation qui est et sera supportée par les salariés.

Le très libéral gouvernement britannique a nationalisé la banque Northern Rock et des fonds souverains, donc appartenant à des états, arabes ou asiatiques ont pris des participations dans le capital de plusieurs banques de la très libérale Amérique.


Les salariés, pour leur part, ont et vont encore payer plusieurs fois : les banques ont travaillé, et ont donc enrichi leurs actionnaires, avec notre argent, et , par le biais de l'inflation, nous allons payer leur sauvetage à chaque fois que nous passerons à la caisse au supermarché !


Nous avons payé les banques : nous avons donc le droit de dire que nous en sommes propriétaires !


Les sommes colossales injectées par la puissance publique (B.C.E.) dans le circuit bancaire dépassant de très loin la valeur des établissements bancaires,lesquels au demeurant ne vaudront plus grand chose si la crise perdure, la collectivité, au demeurant l'Union Européenne, a le droit de s'en dire propriétaire.


Pour assurer un financement sain des entreprises, à un coût bien inférieur au coût exorbitant exigé par les spéculateurs en bourse, il est indispensable de transformer les banques en un service public de financement de l'économie.


La nationalisation, ou mieux l'européanisation des banques doit être un objectif prioritaire des anti-capitalistes, bien avant les bavardages stériles sur des mesurettes qui ne seraient que des cataplasmes sur la jambe de bois d'un capitalisme financier en faillite.

Par Yannick - Publié dans : propositions d'actions - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 mars 2008
 

 

 

Dans un article publié le 25 mars 2008 par Le Monde.fr, Jean-Pierre Bel, Président du groupe soi-disant socialiste du Sénat estime qu'il est temps <<de réconcilier la gauche et le Sénat, de provoquer l'alternance et de conforter l'utilité d'une seconde chambre>>.


Ainsi, le seul défaut du Sénat résiderait dans le fait qu'il n'offre pas aux politiciens <<socialistes>> une juste part du gâteau (il est vrai que le restaurant du Sénat est très réputé, et que nos sénateurs, toutes tendances confondues, sont experts en la matière, ce qui est à mes yeux de gastronome leur seule véritable qualité...)


L'Histoire nous apprend que le Sénat, héritier de la Chambre des Pairs de la Restauration, a été créé par les lois constitutionnelles de la IIIè République, dans le but de recevoir une majorité monarchiste. Si cette tentative réactionnaire a échoué, son caractère anti-démocratique ne s'est jamais démenti, ni dans le mode de désignation de ses membres, ni dans ses prises de positions (il a provoqué la chute du gouvernement de Front Populaire, et a toujours été clairement à droite. Sans lui, et la trahison de nombreux <<socialistes>, le traité de Lisbonne qui reprend l'essentiel du TCE rejetté par le peuple, n'aurait pas pu être ratifé sans référendum ).


L'actuel mode d'élection des sénateurs, en assurant une majorité à la droite quelque soit le vote du peuple, est scandaleux. Cependant, à quoi nous servirait une assemblée dont les membres serait un peu plus représentatif des seuls élus locaux? Comment accepter le maintien d'un système qui relève de la cooptation au sein de la caste des politiciens professionnels? Comment accepter que des personnalités dont le peuple ne veut plus comme députés soient élues sénateurs par leur copains?


La démocratie suppose au minimum une élection au suffrage universel direct! Pour cela, l'Assemblée Nationale nous suffit!


L'Etat bourgeois est surendetté, pour le plus grand profit des financiers qui acquièrent ses titres d'emprunt et perçoivent une rémunération élévée, la charge de la dette étant devenue un des principaux postes de dépense. Pour désendetter l'Etat, au lieu de supprimer de nombreux postes de fonctionnaires, mieux vaudrait supprimer tout simplement cette institution inutile, anti-démocratique et qui satisfait si bien le goût de notre bourgeoisie pour les situations de rente.


Pour l'avenir de notre pays, mieux vaut payer des enseignants et des chercheurs qu'engraisser des sénateurs, même socialistes!

Par Yannick - Publié dans : pistes de réflexion - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 24 mars 2008
Dans l'édition du Monde.fr datée du 5 mars dernier, Michel Rocard donne son sentiment sur le conflit entre Laurence Parisot et les dirigeants de l'UIMM. Il affirme que pour lui, <<la cause est entendue : le capitalisme sombre sous l'immoralité.>> <<Nous avons choisi la libre entreprise. Elle exige de bons patrons, respectables et intègres. Sans éthique forte, il n'y a plus de capitalisme.>> <il appelle donc à nous retrouver tous <<derrière Laurence Parisot>>

 Quiconque connaissant si peu que ce soit l'histoire du capitalisme avec son cortège de mécanismes d'exploitation féroce, de crimes coloniaux, de guerre, de pillage de continents entiers, d'escrocrerie, etc, ne peut que sourire devant cette vision des<<bons patrons>> qui semble sorti tout droit d'un cours de morale dispensé aux pensionnaires du Couvent des Oiseaux au XXè siècle.

Avec un peu de recul, on se demande comment et pourquoi un homme comme M. Rocard, parfaitement conscient de la réalité du comportement de la classe dirigeante, éprouve le besoin d'exposer de telles niaiseries. Ses propos illustrent le rôle de la propagande assénée depuis le milieu des années 80 par les soi-disant <<socialistes>> afin de faire accepter au monde du travail sa soumission au capitalisme. La gauche <<officielle>> se contente d'occuper le terrain de la morale, si comode pour détourner l'attention des problèmes réels et entretenir l'illusion d'un combat factice avec la droite. On voit ici comment un dirigeant socialiste historique peut se permettre de jeter le masque en soutenant la principale dirigeante du patronat : la dérive idéologique droitière d'une grande partie de la société, y compris dans la classes populaires, le permet en même temps qu'elle est accentuée par ce type de prise de position.

Pour nous, comme pour tous ceux qui refusent de se faire berner comme des enfants, le combat entre patrons au sein du MEDEF ne concernent en rien le monde du travail, qui n'a pas besoin d'un retour de la morale des curés, même dans une version laïque et républicaine, mais de la  satisfaction réelle des besoins  sociaux.
Par Max - Publié dans : actualités - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 20 mars 2008

Daniel Cohen, professeur à Paris 1 et à Normale Sup, repond aujourd'hui à une interview publiée par Le Monde dans laquelle il présente son point de vue sur l'actuelle crise financière. IL déclare qu<<il faut que le G7 ait le culot de créer un fonds public de réserve pour se porter au secours des établissements en difficultés>>.

Ainsi, après la nationalisation de la banque Britannique NORTHERN ROCK et les prises de participation par des fonds souverains de pays arabes dans le capital de certaines banques américaines, le recours à la puissance publique serait la seule solution pour éviter le naufrage d'un système financier victime d'un développement sans précédent d'activités spéculatives à haut risque. Je ne développerai pas ici une ananlyse d'une situation qui, de toute évidence, réduit à néant les arguments, non seulement des tenants du libéralisme ainsi que des propagandistes de la <<mondialisation heureuse>>, mais aussi ceux des réformistes social-démocrates pour qui, comme le disait Lionel Jospin, <<L'Etat ne peut pas tout>>.

La libre circulation des capitaux au sein de l'Union Européenne, comme avec le reste du monde, sans harmonisation fiscale et sans contrôle public des établissements financiers se révèle aujourd'hui catastrophique. Un petit état comme la France ne peut s'opposer seul à une dérive mondiale. Il devient particulièrement urgent d'exiger la construction d'une Europe débarassée de la dictature du capitalisme financier.

Puisque la puissance publique doit intervenir, nous ne pouvons pas accepter qu'une fois de plus, on socialise les pertes en les faisant financer par le monde du travail, avant de recommencer à privatiser les profits.

Nous devons donc exiger une nationalisation des banques et leur transformation en un service public de financement de l'économie, qui doit être de dimension européenne.

Par Max - Publié dans : actualités - Communauté : LES ALTERMONDIALISTES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 4 mars 2008

<<Les caisses sont vides>>, nous dit le Président (monarque, empereur,...?) de la République pour justifier la dégradation persistante des conditions de vie des salariés et de tous les gens modestes. Il parle en expert, puisqu'il a fait partie des ministres des finances qui ont travaillé à les vider en multipliant les baisses d'impôts au profit des plus riches, particuliers ou entreprises, et que le <<paquet fiscal>> du printemps dernier a  parachevé cette oeuvre d'étranglement financier de ce Etat si détesté des libéraux.

L'actualité récente montre qu'à l'inverse, les caisses des plus riches sont bien pleines (et débordent même sous la forme d'une bulle spéculative sur les marchés de produits dérivés dont l'explosion menace aujourd'hui l'économie mondiale). Il n'est pas nécessaire de commenter longuement la <<découverte>> bien tardive par les médias audiovisuels de paradis fiscaux tels le Liechtenstein et de l'importance énorme de la fraude fiscale, cet art majeur dans lequel doit exceller tout grand bourgeois qui se respecte.
La <<crise>> du MEDEF est elle aussi révélatrice de la cupidité de cette classe sociale. Beaucoup de commentaires très justes de cette affaire ont été faits par les réprésentants autorisés de la gauche <<officielle>>, mais souvent sur un mode moralisateur qui fait oublier les leçons essentielles qu'elle illustre :

- le patronat ne représente pas les entreprises (qui sont en réalité des collectifs de travail et devraient être représentés par de vrais salariés) mais uniquement les actionnaires... et lui-même, avec comme objectif essentiel de s'en mettre plein les poches (et tout le reste est littérature pour enfant naïf)

- CES GENS LA PEUVENT ET DOIVENT PAYER pour financer des augmentations des salaires, des retraites  et le fonctionnement des services publics et de la santé.

La première étape d'une redistribution des richesses (ou plutôt d'une restitution au monde du travail des richesses qu'il a créé) doit être fiscale.
Compte-tenu de l'unification de l'espace économique européen, le premier pas vers une harmonisation (par le haut et non par la concurrence entre états) des fiscalités doit être la création d'un impôt européen sur la fortune, à un niveau suffisant pour amorcer une réduction des scandaleuses inégalités sociales actuelles.
La gauche

Par max - Publié dans : propositions d'actions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus